Le
laboratoire Pfizer
distribue actuellement aux médecins une plaquette
intitulée « Ce que souhaitent les femmes »
Réalisée
en collaboration avec le Dr Marie
Chevret-Méasson*, elle est basée sur
une enquête réalisée par l'Institut Louis Harris :
- 6500
femmes interrogées - 20%
confrontées à des troubles de
l'érection - 338 ont répondu
à la totalité du questionnaire Le
Dr Chevret-Méasson constate l'évolution de l'état d'esprit des femmes à
ce sujet : " elles sont plutôt
exigeantes, expriment souvent leurs
désirs mais elles savent réconforter leur partenaire devant une panne
sexuelle, prendre en main cette situation difficile et considérer
l'acte thérapeutique de l'homme comme un acte d'amour tout en
souhaitant que cet homme assume seul la prise de son traitement "Les
résultats :- les femmes souhaitent être impliquées
: seules 2%
estiment qu'une panne sexuelle est un problème uniquement masculin et
qui ne les regarde pas
- les pannes sexuelles ne concernent pas
que les couples avec une longue vie commune : "l'usure du couple, la «
routine », n'est pas la seule cause des pannes puisqu'à tout âge ces
pannes peuvent être présentes et correspondent à des déstabilisations
personnelles ou du couple lors de stress et d'évènements de vie
particuliers"
- les femmes ne veulent pas se résigner à
cette
situation :
- 1 femme sur 2 estime que les troubles de
l'érection font
partie de l'évolution normale de la sexualité
- 42% insistent
pour que
leur partenaire aille consulter un médecin
- fréquence :
- 55%
font l'amour plus d'une fois par semaine et sont
satisfaites de cette fréquence
- 66% des femmes de 35 à 49 ans
font
l'amour au moins une fois par semaine
- 64% sont satisfaites de
la
fréquence actuelle de leur relation
- " parmi les insatisfaites (36%), à
l'encontre des idées reçues, seules 2% préfèreraient moins de rapports
et les autres aimeraient une fréquence plus élevée. Ces chiffres
concernent 37% des 50 ans et plus et sont un bon reflet de l'évolution
de la parole des femmes sur leur sexualité "
- préférences
sexuelles :
- 51% les expriment clairement à leurs
partenaires
- 32% prennent souvent
l'initiative
- 34% déclarent être exigeantes quant à la manière
dont leur
partenaire fait l'amour
- " les
hommes responsables du plaisir féminin :
une affirmation des sexologues il y a 30 ans. Les comportements ont été
successivement modifiés par la contraception efficace, le droit à
l'IVG, les aides médicales à la procréation et les représentations de
la sexualité par les médias. Un certain nombre en parle dans leur
couple, mais la confiance en soi et la responsabilité de son propre
plaisir est encore à découvrir pour presque la moitié des femmes "
- les
problèmes :
- seulement
15% n'osent pas parler des problèmes sexuels de leurs partenaires
- 73%
en ont parlé avec leur partenaire
- 22% avec des femmes de leur
entourage
- 19% leur médecin généraliste
- 11% avec un
médecin spécialiste
- 9% des
hommes de leur entourage
- " il y a 5 ans, 50% des femmes
n'en parlaient à
personne "
- l'érection est :
- importante mais
pas indispensable pour 65% des femmes
- indispensable pour 30%
- plutôt
réservée au plaisir pour 5%
- "
ces opinions traduisent 2 évolutions fondamentales, liées à l'évolution
de la parole des femmes dans leur couple. Elles correspondent à une
attente de préliminaires, souvent oubliés par les hommes ayant des
troubles de l'érection et à une meilleure connaissance de leur plaisir
qui nécessite des stimulations variées "
- ce qui les
gêne le
plus :
- 47% : son attitude quand il a une panne (retrait,
énervement,
culpabilisation excessive)
- 24% : son érection ne tient pas
assez
longtemps
- 23% : son érection n'est pas assez ferme
- 17%
: elles
n'arrivent pas à l'orgasme
- 9% : elles ne parviennent pas à
provoquer
son érection
- " ces résultats
sont un très bon reflet de l'attitude des
femmes qui, majoritairement, sont plus frustrées affectivement. Le
mal-être profond de leur partenaire entraîne des attitudes
insupportables dans le quotidien. La frustration sexuelle de la femme
existe, mais elle est au second plan "
- les femmes
ne se
résignent pas et considèrent la prise d'un traitement comme un « acte
d'amour » :
- 42% insistent pour que leur partenaire prenne
en charge sa
DE
- 39% pensent que la prise d'un traitement est un « beau geste
de la
part de leur partenaire qui souhaite les satisfaire »
- " les femmes,
toujours sensibles à l'attention que leur porte leur partenaire, une
fois rassurées sur le mode d'action du traitement, apprécient qu'il ne
reste pas « enfermé » dans son problème "
- attente
vis-à-vis du
traitement :
- 88% : la restauration de la confiance en soi
de leur
partenaire
- 84% : des relations sexuelles plus satisfaisantes
- 83%
: des
érections plus fermes
- 82% des érections plus longues
- 80%
: d'être plus
sereines
- 77% : un gain en complicité, en joie de vivre
- qu'il
soit pris
uniquement lorsque le couple en a besoin
- " les femmes sont très
conscientes que l'homme rassuré sera mieux dans sa peau et que
l'ambiance affective et sexuelle du couple sera très améliorée par le
traitement "
" Ce n'est pas une
médicalisation de la sexualité " conclut le Dr Chevret-Méasson " Personne ne dirait que la sexualité
féminine
est médicalisée, alors que de 15 à 90 ans, les femmes consultent ou
sont incitées à consulter régulièrement un gynécologue pour le
dépistage du cancer du col de l'utérus, la contraception ou le
traitement de la ménopause ". * Le Dr Marie
CHEVRET-MEASSON est Médecin Psychiatre et Sexologue, Thérapeute de
couple, Diplômée de psychologie médicale DU, de sexologie médicale DIU,
de l'évaluation et organisation des soins en psychiatrie DIU. |